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Les soifs

Un état de langueur général, le corps ralenti, un mal de tête, la bouche sèche, et une seule idée dans ce crâne douloureux : boire ! Nous avons déjà tous connu cette sensation de la soif, que ce soit après une longue randonnée ou au cours d’une liturgie interminable dans la cathédrale…
La soif, tout comme la faim, fait partie de ces expériences quotidiennes, à des intensités plus ou moins grandes. Et dans les textes de ce jour, il en est grandement question : le peuple a soif dans le désert, Jésus a soif, ainsi que la Samaritaine à qui il s’adresse.
Le Seigneur utilise cette sensation commune pour nous révéler des réalités peu évidentes de notre vie spirituelle. Pour saisir cela, voyons ce qui se passe à côté de ce puits. Il est midi et Jésus a marché ; de ce fait, il a soif. Il s’assied à côté du puits et une femme arrive. Il lui demande à boire. Ce n’est pas habituelle que Jésus fasse des demandes : c’est plus souvent l’inverse qui se produit, on lui demande des miracles, des enseignements, des avis… Mais là, il entre en relation avec cette femme en lui exposant une faiblesse : il lui montre qu’il a besoin d’elle. Sans elle, il ne peut pas boire, c’est elle qui a le seau pour puiser. Avant de parler de la soif, il montre qu’il l’éprouve lui aussi, qu’il sait de quoi il parle.
Cette soif réelle de Jésus, en sa chair humaine, révèle une soif plus profonde dans le cœur de la Samaritaine. Le dialogue se poursuit et Jésus parle d’une autre eau : « Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » Qui ne voudrait avoir de cette eau ? Se libérer enfin du joug perpétuel de devoir donner à son corps cette matière incolore et inodore qui lui est pourtant si nécessaire.
En réalité, la question de Jésus révèle à cette femme son véritable désir, et la nature même du désir. Il lui donne soif de ne plus avoir soif ! Le propre du désir en nous, c’est qu’il est toujours insatisfait. Peu importe son intensité, nous finissons par nous lasser de tout. C’est qu’en réalité rien ne peut totalement nous combler. C’est ce qu’explique Jésus à cette femme. Dès que le sujet de cette eau qui étanche toute soif apparaît, il met en lumière la situation matrimoniale de cette femme : « Tu n’as pas de mari. » Sans aucune accusation ni reproche, Jésus place cette femme devant la vérité de sa situation, lui montrant que sa soif s’est trompée de source. Elle cherche à apaiser cette soif d’aimer et d’être aimée, mais pas au bon endroit, pas par les bons moyens.
Jésus le redit : le seul qui pourra étancher cette soif, qui pourra remplir le puits sans fond de nos cœurs, c’est l’Esprit Saint, cet « amour répandu dans vos cœurs », dit saint Paul.
Jésus précise même que cette eau, l’Esprit qui nous est donné, « deviendra en [nous] une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle ». Autrement dit, si c’est en nous, nul besoin d’aller chercher ailleurs. Ce n’est pas une profonde solitude que professe le Christ, mais un appel à ne pas se tromper sur ce que nous cherchons à l’extérieur de nous-mêmes. Par la bouche du prophète Jérémie, le Seigneur dit : « Ils m’ont abandonné, moi la source d’eau vive, et ils se sont creusé des citernes, des citernes fissurées qui ne retiennent pas l’eau ! » (Jr 2,13).
Ces textes, et ce thème qu’ils donnent à méditer, nous sont donnés en plein Carême. C’est l’occasion de se demander : ai-je vraiment soif de cette eau vive ? Mon âme cherche-t-elle son Dieu, comme un cerf altéré cherche l’eau vive ? Comme dit le psaume. Est-ce qu’à l’image du peuple en Égypte, je n’ai pas soif de mes vieilles servitudes, de mes petites habitudes confortables, mais enchaînantes ? N’ai-je pas remplacé la source d’eau vive par des citernes fissurées ? Quelles seraient-elles ? Une fausse représentation de Dieu ? Une déception ? Une querelle ? Une relation ? Des objets ? Une situation ?
Alors faisons comme Bernadette découvrant l’eau de Lourdes : creusons la grotte de nos vies intérieures pour en sortir quelques pelletées de boue et y trouver, profondément et calmement enfouie, la source d’eau cristalline qui ne demande qu’à jaillir pour la vie éternelle.

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