Dominicains à La Réunion

  • Accueil
    • Homélies
    • Conférences
    • Articles
    • Méditations du Rosaire
    • Domuni Universitas
  • Horaires
  • Frères
    • Les frères dominicains
    • Contacter un frère
    • Devenir dominicain
  • Moniales
    • Les moniales
    • Hôtellerie
    • Contacter les soeurs
    • Horaires
    • Vocation des moniales
  • Fraternités
  • Pèlerinage du Rosaire
    • Accueil
    • Découvrir le pélerinage
    • Thème
    • Prédicateur
  • Bulletin du Rosaire
  • Nous aider
  • Accueil
  • Contacter un frère dominicain
  • Homélies
  • Horaires
  • Moniales dominicaines
  • Fraternités laïques
  • Pèlerinage du Rosaire
  • Domuni Universitas
  • Bulletin du Rosaire
  • Nous aider
Retour

Les attentes du vigneron

Ce passage de l’évangile que nous venons d’entendre se termine sur un constat d’échec et de refus qui fait froid dans le dos : « Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits », qui fait écho à la première lecture : « J’attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ? » Jésus s’adresse aux grands prêtres et aux anciens, et Dieu cherche les fruits d’une histoire dans laquelle il a énormément investi : j’ai confié une mission à ce peuple qui ne l’a pas complètement menée à bien.

Ainsi, le Seigneur a fait de nous sa vigne, dans la continuité des promesses faites à Israël. Et donc la question nous est posée par le vigneron, tout comme pour la précédente vigne, le peuple des fils d’Israël : quels fruits portez-vous ? Quel est le produit de cette vigne ? Sans cultiver en nous un sentiment de culpabilité systématique, il est bon de se rappeler que le vigneron espère des fruits de sa vigne, que le Seigneur compte sur la fécondité de nos vies. Nous avons ainsi la responsabilité de nos existences. Il nous revient de les rendre les plus fécondes possible.

À y regarder de plus près, c’est d’ailleurs la seule chose que Dieu attend de nous de la Genèse à l’Apocalypse. À Adam et Ève, il dit littéralement la même chose qu’aux arbres : « Fructifiez et multipliez-vous », ce qui ne s’entend pas uniquement de la génération d’enfants, et Jésus ajoute dans l’évangile selon saint Jean : « La gloire de mon Père, c’est que vous portiez du fruit. »

Soyons féconds, certes ! Mais comment saisir en nous cette fécondité ? Comment être juge et partie en cette affaire ? Déjà, d’autres peuvent nous y aider. Nos proches nous permettent de saisir la fécondité de nos existences. Les fruits ne sont pas pour la vigne elle-même, mais bien pour être donnés : quelqu’un a retrouvé courage ; quelqu’un a été réconcilié ; quelqu’un a découvert Dieu ; quelqu’un a été relevé ; une communauté est devenue plus fraternelle ; une situation a produit davantage de vie.

Mais comment discerner ce qui est réellement un beau fruit ? Le maître de la vigne nous donne des critères par la bouche de son serviteur saint Paul : « Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le en compte. »

Mais la question n’est pas encore totalement élucidée. Car la vérité, la noblesse, la justice, la pureté, la dignité, l’honneur et les vertus sont peut-être des concepts relativement vagues dans nos esprits. Que signifie agir avec pureté ? Ou être vertueux ? A-t-on tous la même définition de la justice ? Et surtout, la même que Dieu lui-même ?

En somme, poser un acte bon réalise ce que le Père attend de nous, c’est la raison même de notre existence. En nous donnant la vie, le Créateur nous a donné une vocation. Notre vocation est à la fois un don reçu et une responsabilité à assumer : porter du fruit par toute notre vie. C’est notre vocation la plus fondamentale, c’est cela la sainteté : une vie qui donne la vie.

Dans le chant du bien-aimé à sa vigne du prophète Isaïe que nous avons entendu en première lecture, il est dit : « Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile. Il en retourna la terre, en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. » Autrement dit, le vigneron a tout disposé pour que la vigne porte du fruit, mais comment se fait-il que ce fruit ne soit pas aussi beau que celui espéré ? Le Créateur n’a pas des exigences au-delà de nos capacités, puisqu’il a lui-même disposé ce qui est nécessaire à notre propre fructuosité. Mais cette fructuosité n’est pas mécanique et systématique.

Car tout cela ne consiste pas uniquement dans le fait de poser des actes bons. Cette fructuosité n’a de sens que parce qu’il y a un vigneron. De qui et en vue de qui sont ces fruits ? Si Dieu attend du fruit de nos vies, ce n’est pas pour augmenter son propre bénéfice : c’est parce que le fruit est destiné à nourrir quelqu’un. Dieu ne cherche pas seulement des résultats. Il cherche une relation avec ceux à qui il confie sa vigne. Et le fruit ultime de la vigne est l’accueil du Fils.
Frères et sœurs, aucune vie n’est vaine, chaque existence est donnée afin qu’elle contribue en elle-même à un accroissement de vie. Le fruit contient une graine qui engendre d’autres arbres. Ainsi, nos vies sont appelées à porter des fruits qui ensemencent d’autres vies. Dieu ne nous demande pas simplement d’être bons. Il nous demande de devenir féconds, en accueillant son Fils qu’il nous envoie.

Retour
Diocèse de La Réunion

Diocèse de La Réunion

Ordre des dominicains

Ordre des dominicains

Paroisse de la Cathédrale

Paroisse de la Cathédrale

Province dominincaine de Toulouse

Province dominicaine de Toulouse

Pèlerinage du Rosaire

Pèlerinage du Rosaire

Equipes du Rosaire

Equipes du Rosaire

Diocèse de La Réunion

Paroisse de la Cathédrale

Pèlerinage du Rosaire

Pèlerinage du Rosaire Réunion

Ordre des dominicains

Province dominicaine de Toulouse